Parution …

L’indiscipline de l’eau
Mes très chers amis, permettez-moi de vous annoncer la parution dans la collection Poésie/Gallimard, n°508, de mon anthologie « L’indiscipline de l’eau ». Ce livre nouveau réunit, dans un ordre singulier, une sélection personnelle des poèmes que je considère avoir passé l’épreuve de l’oralité. Le livre sera présent dans toutes les bonnes librairies françaises dès ce jeudi 7 janvier, au prix de 7 euros 90. Merci à vous de lui faire bon accueil et d’accepter, ce faisant, tous mes vœux pour 2016.
Jacques Darras
En savoir plus sur le site de Gallimard
La Bibliothèque d’Abbeville inaugure la nouvelle médiathèque Jacques Darras

La médiathèque Jacques Darras (ancienne bibliothèque annexe) située dans la galerie marchande d’Hyper U a été inaugurée le 12 octobre dernier par le maire Nicolas Dumont en compagnie du poète picard.
La Bibliothèque d’Abbeville inaugure la nouvelle médiathèque Jacques Darras
En compagnie de Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, Hélène Hochart, directrice des bibliothèques d’Abbeville accompagnée de toute son équipe de bibliothécaires, Jacques Darras, poète, traducteur et essayiste natif de Picardie, a inauguré cette nouvelle bibliothèque qui remplace désormais l’ancienne annexe.
Située dans le Centre Commercial depuis 1985, l’ancienne bibliothèque annexe avait d’ores et déjà conquis son public avec plus de 1000 usagers, leur offrant accès un accès aux collections, des lectures et des rencontres régulières.
Cependant, les locaux devenus vétustes devaient être réhabilités et l’espace repensé en regard des nouvelles pratiques des usagers.
Après plusieurs mois de travaux, la nouvelle médiathèque propose aujourd’hui des espaces conviviaux, agréables et lumineux pour petits et grands.
Idéalement située à l’entrée du centre commercial, la médiathèque Jacques Darras s’inscrit dans une démarche d’accès à la culture du plus grand nombre et en proximité des publics. Gratuite pour tous, l’inscription donne le droit à l’emprunt de plus de 15 000 documents adultes, CD, DVD, revues, livres.
Les publics jeunes et adolescents n’ont pas été oubliés, des espaces confortables leur sont dédiés et des installations informatiques permettent l’accès à internet et au wifi gratuit faisant face à la diversification des usages des publics. Véritable enjeu d’une bibliothèque du XXIe, l’accès aux ressources numériques ne doit pas pour autant prendre le pas sur le catalogue et les collections, elle doit rester ce lieu de diffusion de la connaissance et du savoir, attractif et accessible à tous.
Dans cette perspective, un espace dédié à Jacques Darras et à la poésie contemporaine a été imaginé offrant aux usagers une porte d’entrée pour découvrir ce genre contemporain méconnu.
C’est bien là toute la réussite de la Médiathèque Jacques Darras d’Abbeville qui réussit le pari de rendre une bibliothèque attractive tout en proposant un programme éditorial exigeant.
Félicitations à toute l’équipe de la bibliothèque qui peut reprendre possession des lieux.
La médiathèque Jacques Darras inaugurée
Source : le journal d’Abbeville
L’ancienne bibliothèque annexe dans la galerie marchande d’Hyper U est devenue la médiathèque Jacques Darras inaugurée hier soir.
Nouvelles parutions …

Dernières parutions :
Blaise Pascal et moi dans la voie lactée
(Le Castor Astral, collection « Les passeurs d’Inuits », 2015)
Ces poèmes jazzés pour la voix inaugurent une nouvelle séquence intitulée « Oiseuses », sur le modèle des divagations rêveuses inventées par Philippe de Beaumanoir au XIIIème siècle. Ce sont des réflexions rapides, notations ou réactions du poète à l’actualité du monde. Ironiques ou graves, elles empruntes la voie d’un rythme dansé, chanté et syncopé.
Lire l’article publié sur Sitaudis « Jacques Darras, l’arpenteur du Nord » par Rony Demaeseneer
Découvrez la note de lecture d’Isabelle Lévesque sur Poezibao
Lire l’article du blog des Découvreurs
La Transfiguration d’Anvers
(Arfuyen, 2015)
Maintenons-nous au nord. Là où la pensée philosophique moderne semble avoir trouvé son climat – clarté et résonance – mieux qu’ailleurs. Dans la proximité des polisseurs de lentilles, avec Spinoza à La Haye. Dans la montée vers le discernement des lumières avec Leibniz à Hanovre, Kant à Königsberg. Je ne monte, quant à moi, pas plus haut qu’Anvers. J’y suis à l’hiver de 2005, gardant présente au souvenir cette nuit du 31 décembre, dite Sainte-Sylvestre, où la neige vient de s’abattre sur la ville de l’Escaut. Une épaisse floconnerie moulue par toutes les meules du Nord croule sur nos épaules, nos cheveux, nos paupières.
Lire l’article publié sur Sitaudis « Jacques Darras, l’arpenteur du Nord » par Rony Demaeseneer
Lire l’entretien publié sur Poézibao à propos de La Transfiguration d’Anvers
Lire l’article sur le blog de Jean-Paul Louis sur le poète Pierre-Jean Jouve
Brueghel, les yeux ouverts
(Créaphis Edition, collection la Rouge, 2015)
Le premier, Brueghel a su distendre et différencier les temps à même l’espace, le premier à nous mettre en garde contre la naturalisation mécanique de l’homme en flux, le premier à nous avertir des foules militaires meurtrières. Comment lutter contre l’indifférence vis-à-vis de l’autre, s’interroge-t-il, et en même temps rejoindre la grande collectivité que nous formons sans nous dénaturer ni nous désintégrer. L’homme juste, l’équilibre, voilà le travail d’humaniste auquel le peintre s’applique dans une folle course à la création qui durera dix ans, entre Anvers et Bruxelles. Cela demande, au-delà de la fascination que nous avons pour ses tableaux, ses toiles, la nuances de ses chromatismes, une constante et lente médiation. Penser avex Brueghel, c’est passer par toutes les saisons de la réalité. Circulairement. Révolutionnairement.Lire l’article publié sur Sitaudis « Jacques Darras, l’arpenteur du Nord » par Rony Demaeseneer
Parus dans la nouvelle collection « Les Passeurs d’Inuits »,
éditions Castor Astral
Eavan Boland
Une femme sans pays
traduit de l’anglais par Martine De Clercq
(Le Castor Astral, collection « Les Passeurs d’Inuits », 2015)
Prendre la parole dans un pays comme l’Irlande, retrouver sa place dans une tradition poétique majoritairement masculine n’allait pas de soi. C’est ce parcours passionné et paradoxal que retrace ce choix de poèmes publiés entre 1974 et 2014.
La rencontre de la poésie de Sylvia Plath ainsi que son suicide en 1963 montrent très tôt à Eavan Boland la nécessité de sortir de l’impasse de la dichotomie entre la femme et le poète. Se délivrant du carcan classique, elle laisse éclater sa révolte en tirades surréalistes abordant les sujets féminins réprimés, exaltant la maternité. La fréquentation des féministes américaines lui permet d’élargir et de libérer son registre. Iconoclaste, elle s’en prend aux images de la nation irlandaise et démythifie, démystifie le féminin afin de « sortir du mythe pour entrer dans l’histoire ». La quête d’identité de la nation et celle de la femme se rejoignent. La poésie d’Eavan Boland est à la fois irlandais et universelle puisque, comme l’indique le titre du livre inspiré d’une citation de Virginia Wool, une femme est par définition « sans pays ».
Ulrike Draesner
Reste d’hirondelle
traduit de l’allemand par Jean Portante
(Le Castor Astral, collection « Les passeurs d’Inuits », 2015)
Ulrike Draesner dramatise la langue allemande. En la distordant, la pliant et la dépliant. En la battant comme on bat un fer chaud, en lui faisant vomir les entrailles, saigner les plaies, lui mettant le couteau sous la gorge, le scalpel sur la peau. Mais aussi en la caressant, dans et contre le sens du poil. Parfois affleure le dialectal, le bavarois, qui donne le mot que l’allemand ne possède pas. Il y a en même temps entrelacs : les mots de la science, de la médecine, de la biothechnologie aussi, sont décortiqués avant d’être mis au contact avec ceux du corps. L’être retrouve ainsi son unité que la perception du quotidien a tendance à lui dérober. S’y ajoute le détour par l’enfance, avec le babil qui, parce qu’il est le royaume des lettres manquantes, nous réapprend à lire les mots comme si nous les percevions pour la première fois.
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Nouvelle parution : Je sors enfin du Bois de la Gruerie

Je sors enfin du bois de la Gruerie (Arfuyen) sera disponible en librairie à partir du 20 mars 2014
Une conférence-lecture sera donnée à Strasbourg le même jour à la médiathèque André Malraux à 17h
Vous pouvez consulter le site de l’éditeur en cliquant ici
Lire la suite »Vos souvenirs deviennent mes souvenirs mémoire
unanime anonyme.
Vous moi entrons dans les allées d’un vaste cimetière
nécropole.
Appelez-le roman familial ou national.
J’arrive de mon côté avec l’outil-poème, il est tard, je suis
jardinier des vides.
Je mesure les intervalles.
Il m’aura d’abord fallu vivre ma propre vie, accompagner
mon père jusqu’au bout de la sienne.
Il m’aura fallu attendre la nuit pour lire au livre entr’ouvert
de ma propre lignée.
Dans les vides.
Nouvelle parution : Voyage dans la couleur verte

Avec les photographies de Chantal Delacroix
Visionner la vidéo de présentation en cliquant ici
Site de la librairie du Labyrinthe
Lire la suite »Avis aux libraires

Les éditions du Cri à Bruxelles étant en liquidation, les exemplaires de ce livre sont désormais disponibles seulement chez l’auteur, en utilisant le formulaire de contact ici. Pour les autres livres aux mêmes éditions, nous communiquerons bientôt ici les informations utiles
Lire la suite »Où se procurer ces livres?

Avis aux libraires : les éditions du Cri à Bruxelles étant en liquidation, les exemplaires du livre Irruption de la Manche sont désormais disponibles seulement chez l’auteur, commande par le formulaire « contact en haut de page uniquement. Pour les autres livres aux mêmes éditions, nous communiquerons bientôt les informations utiles.
Pour vous procurer mes ouvrages,vous pouvez vous rendre aux librairies suivantes :
Librairie Tropismes, 11 Galerie des Princes 1000 Bruxelles (ou commandez en ligne en cliquant ici)
Librairie Wallonie-Bruxelles, 46 rue Quincampoix 75004 Paris
Librairie La Hune, 16-18 rue de l’Abbaye 75006 Paris
Librairie Le Divan, 203 rue de la Convention 75015 Paris
Librairie Tschann, 125 Boulevard Montparnasse 75006 Paris
Ou, pour Irruption de la Manche et Pieter Brueghel croise Jean-Jacques Rousseau sur l’A1, vous adresser directement à l’éditeur : Éditions Le Cri 18 avenue Leopold Wiener 1170 Bruxelles (ou commandez en ligne en cliquant ici)
(Ré)Ecoutez … Ca rime à quoi sur France Culture

Réécoutez l’émission du 2 juin, présentée par Sophie Nauleau consacrée à l’ouvrage de William Blake Le mariage du ciel et de l’enfer, traduit par Jacques Darras (Poésie Gallimard)
En cliquant ici
A lire …l’article de Pierre Ducrozet pour IF VERSO

Pour lire l’article complet de Pierre Ducrozet sur le site IF VERSO, cliquez sur l’image ci-dessous
Il fallait du cran pour s’attaquer à l’un des sommets de la littérature universelle, les Sonnets de Shakespeare, et justement, du cran, Jacques Darras en a. Il fallait du talent surtout, de la grâce, et aucun doute là-dessus non plus, car cela sonne à chaque page, chaque vers, or la tâche était particulièrement ardue pour plusieurs raisons : « J’ai essayé de respecter le rythme et le mécanisme de la rime, nous explique-t-il, le respect de la phrase musicale dans son accouplement au discours logique - mais comment faire ? Si l’on respecte le décasyllabe, il faut raboter une grande partie du vers. Et le français prend trop de temps là où l’anglais de Shakespeare élude. Or il faut que le temps pris par la sémantique ne perde jamais contact avec le tempo. Donc l’alexandrin s’impose, et la rime devient secondaire. On compense, pour arriver à faire passer cette musicalité, avec des rimes internes aux vers. Restent les images, baroques, essentielles. Le point de gravité autour duquel s’enroule et s’articule chaque poème est justement une image. Le sonnet est un corps qu’il faut palper pour trouver ce qui fait son alchimie, son équilibre. » Le résultat est saisissant. De la grande musique. Si Jacques Darras se démarque d’Yves Bonnefoy, William Cliff et de Frédéric Boyer qui se sont eux aussi récemment attaqués à la même montagne, c’est pour cette même question du rythme, que Darras place au centre de son travail de traducteur et de poète, deux chemins qu’il n’a « jamais séparés, en aucune manière. Ma motivation est d’explorer la poésie d’expression anglaise dans la perspective de l’écriture française. Mon « royaume littéraire », je l’ai trouvé dans la langue anglaise. Je suis un poète qui écrit l’anglais en français. J’ai trouvé dans la poésie américaine le dynamisme, le mouvement et l’oralité, qui ne sont certainement pas les qualités de la poésie française contemporaine. Et dans la poésie anglaise, j’ai trouvé une forte prégnance des landes, ces pays sauvages dont je ne comprends pas qu’ils ne figurent pas dans la poésie française. J’ai traduit par exemple Ted Hughes, le poète du Yorkshire, en me disant : pourquoi n’avons-nous pas de poète auvergnat, de poète des causses, de chantre du Cantal ? Je me suis donc retrouvé au confluent des poésies américaine et anglaise. Mes traductions sont mes auxiliaires de poésie. »
Lire la suite »(Ré)écoutez… un extrait de Moi j’aime la Belgique sur SonaLitté

Pour écouter le poème « Léon Spilliaert » issu du recueil Moi j’aime la Belgique (Le Cri, 2001), cliquez ici.
Et rendez-vous sur le site de SonaLitté pour d’autres encapsulages poétiques : http://www.sonalitte.be/
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